C’est là que tout a commencé. En 1998 paraît Cœur de canard, le premier tome de Donjon, qui voit évoluer des animaux anthropomorphes dans un univers de fantasy parodique, utilisant tous les clichés du genre sans jamais s’en moquer. Hyacinthe de Cavallère, devenu le Gardien, est le propriétaire du Donjon, un immense château rempli de monstres, de pièges et de trésors, qui attire les aventuriers en quête de richesse et de gloire. Herbert est un canard couard, baratineur et nul à la bagarre. Mensonges et quiproquos l’amèneront à entrer en possession de l’Épée du Destin et à partir en mission pour le compte du Gardien, chaperonné par Marvin, devenu un fier guerrier draconiste.

L’album est excellent, drôle, rythmé, très beau visuellement et les tropes de la fantasy sont intelligemment utilisés. L’alchimie entre Herbert et Marvin est manifeste et cette aventure scelle le début de leur amitié. Premier tome oblige, certains concepts ne sont pas encore “calés” et changeront par la suite, d’autres, pas très intéressantes, seront abandonnées par la suite (le berbouche évolutif), mais en gros la base est très solide et le duo d’auteurs y piochera des idées pour les dizaines d’albums à venir. Top.