Le Dragon Vert s’étant emparé de l’or du Donjon, le Gardien ne peut plus payer la dot de son mariage au chef des Kochaques. Dans le même temps, Herbert et la future mariée décident de s’enfuir et Guillaume de la Cour revendique la propriété du Donjon.
Cet album, sorti quatre ans après le précédent, ouvre en quelque sorte une nouvelle ère pour l’époque Zénith. c’est vraiment le début de la fin du Donjon “classique” tel qu’on l’a connu dans les trois premiers tomes et dans la série Parade, dans le scénario bien-sûr, qui chamboule le statu quo et également dans les illustrations : à partir de cet album, Boulet remplace Trondheim sur la série Zénith. Le moins qu’on puisse dire, c’est que leurs dessins ne se ressemblent pas. Là où Trondheim était parfait pour une ambiance plus légère, plus poétique, plus décalée, le trait de Boulet se marie très bien à l’évolution du scénario et des personnages. C’est plus sombre (tout en restant bien sûr très drôle), plus épique également et ça se ressent notamment dans les scènes d’action, plus high fantasy que jamais.
L’album est excellent, rempli de scènes géniales (la baston Marvin / Herbert, le troll…) et plus rien ne sera jamais comme avant. Le mariage est annulé, la relation entre Herbert et Isis est maintenant connue de tous et le Gardien perd son Donjon, même si les monstres employés l’accompagnent dans son exil.
Ah, on trouve également un ajout sympa même si sorti de nulle part à l’univers : quelque part dans le passé, le frère d’Alcibiade a fait sécession avec le Donjon des Cavallère, emportant avec lui une partie des monstres. Ça a au moins le mérite de justifier simplement pourquoi l’Arbolesse et les Petits Lutins n’étaient jamais apparus à l’époque Zénith.
