Le Gardien en a marre de la couardise et de la maladresse d’Herbert, il lui impose d’apprendre à se battre s’il ne veut pas se faire virer du Donjon. Marvin l’accompagne à la rencontre de son ancien maître, qui devra apprendre l’art de la guerre au canard.

C’est un album génial qui, à travers l’entraînement d’Herbert, fait évoluer les deux héros en les confrontant à leur passé. C’est aussi, dès le deuxième album de la série principale, le début de la fin de l’innocence et de la bonne humeur. Les violentes épreuves qu’Herbert doit passer lui apprennent certes à se battre mais mettent aussi à mal son idéalisme et sa fraîche naïveté. C’est la première fois qu’il exprime son envie de revenir à Vaucanson, le duché d’où il a été banni. Marvin, lui, se confronte à ses valeurs et à sa foi, tout en découvrant son nouveau pouvoir, le fameux Tong Deum.

L’univers de Donjon n’étant encore pas du tout défini à la parution de l’album, Sfar et Trondheim se permettent des délires drôles et poétiques qui disparaîtront peu à peu par la suite. Le Roi de la bagarre introduit également Sonia la Grosse, un sympathique personnage secondaire qui refera quelques apparitions dans les albums suivants.