Hyacinthe est bizarrement quasi-absent de cet album, qui met en avant d’un côté son père Arakou en voyage avec Alexandra et de l’autre Cormor qui tente de reconstruire Antipolis. C’est l’histoire de la fin d’une époque, ou plutôt de deux. Arakou, dans un baroud d’honneur, veut retrouver la chevalerie et l’honneur de sa jeunesse, là ou Cormor tente de préserver ce qui reste de civilisation après la destruction de la capitale. Ça ne se passera pas très bien, ni pour l’un ni pour l’autre. Un album très mélancolique, dont la redécouverte a été bien plus agréable que dans mes souvenirs de précédentes lectures. Les illustrations de Christophe Gaultier, si elles ne valent pas celles de Blain, sont tout à fait réussies (même si j’aime pas du tout la couverture).

Après, il faut bien se rendre compte que c’est la fin du Potron-Minet “classique” et le début d’autre chose. C’est peut-être pour ça que j’avais d’abord été déçu par cet album, n’y retrouvant pas mon époque favorite de Donjon.