Le Roi Poussière a perdu ses bras dans Le Volcan des Vaucanson, ce qui lui permet de gagner un nouveau pouvoir (déjà obtenu dans le passé, dans Réveille-toi et meurs) : réveiller et contrôler les morts. Il décide donc d’animer tous les squelettes du cimetière des dragons afin d’affronter l’armée de la Géhenne lancée à sa poursuite. Il remporte la bataille, le Grand Khan est définitivement défait. Quelques temps plus tard, la planète Terra Amata explose, devenant ainsi constituée d’îlots volant autour d’un cœur de magma.

Cet album est mon préféré de toute la série. J’adore le fait que l’énorme bataille tant attendue soit expédiée en deux pages et que l’histoire se concentre sur l’après. Le Roi poussière est arrivé au bout d’un cycle et gagne le pouvoir ultime : l’immortalité. Il n’en veut pas et va donc, avec Gilberto et Pipistrelle, partir à la recherche de ses bras coupés pour les recoller et redevenir mortel. Les auteurs rabattent complètement les cartes en modifiant lourdement l’univers de la série et en lançant des pistes pour la suite : le Roi Poussière ressent l’envie de rencontrer ses enfants, Herbert, croisé le temps d’une case, n’est plus possédé par l’Entité noire, un ancien porteur de l’Épée du Destin, censé être mort, réapparaît mystérieusement, tout est à recommencer dans ce nouveau monde.

C’est vraiment une merveille, tant dans la narration que dans les illustrations (Sfar est au top, ce sera le dernier Donjon qu’il dessinera).